Visiter Paris "Avec Les Yeux de Julie"

CECI N'EST PAS UNE VISITE TOURISTIQUE MAIS UNE VISITE CULTURELLE

 

L’HISTOIRE DU REVE QUEBECOIS DE JULIE BOULANGER 13 mai 2016

Classé dans : présentation — Avec les yeux de Julie @ 9 h 20 min

Julie PommeCe texte est extrait du livre « Le Capteur de rêves » de l’auteur québécois Michel Noël en coédition avec les Editions Boréalia et l’association Capteur de rêves.

Je m’appelle Julie et ma vie a changé, lorsque j’ai compris le sens et la symbolique du capteur de rêves. C’est en expliquant autour de moi l’importance de cet objet pour les Amérindiens, que j’ai réalisé mes projets les plus fous.

Quand j’étais petite, j’ai dû faire face à la maladie et j’ai perdu la vue à l’âge de sept ans. J’ai pris conscience à cet instant que rien ne serait plus comme avant, tout serait juste différent. Grâce au soutien continu de ma famille, j’ai surmonté cette épreuve. Mon grand-Père m’a fait rêver en me chantant une chanson appelée Ma cabane au Canada que j’aime particulièrement. J’ai choisi ce pays comme thème d’exposé en cours d’Histoire-Géographie. Plus tard, ma sœur m’a invitée au concert de notre idole Céline Dion au Stade de France. En 2005, j’ai décidé durant mes études de faire des stages au Québec. M’adapter à un nouvel environnement de vie a été  un défi et une véritable leçon de vie mais aussi une source d’inspiration : j’ai voulu en savoir plus sur cette région du monde, apprendre à connaître ses habitants, découvrir son histoire à travers des voyages ou des visites commentées à travers lesquelles j’ai approché l’art et la diversité de la culture québécoise.

J’ai fait mon premier séjour en hiver, sous la neige. C’était encore plus beau en vrai que dans mes rêves d’enfant. Sur place, j’ai retrouvé d’anciens voisins de là-bas que j’avais côtoyé durant mon enfance en Bretagne. J’ai vécu épisodiquement à Montréal puis Québec, en baignant dans cet univers culturel qui ne cesse plus d’éveiller ma curiosité depuis ce jour. Au fil du temps, le Québec est devenu mon deuxième chez moi et je m’y sens comme un poisson dans l’eau.

Jouer de la guitare au bord du feu et reprendre les classiques du répertoire québécois, marcher dans le bois pour sentir la nature qui se réveille, partager l’épluchette de blé d’Inde ou encore aller pêcher la truite arc-en-ciel ou entendre les ouaouarons (c’est comme ça que les Iroquois appelaient les grenouilles mugissantes !), voilà comment je suis « tombée en amour », comme on dit là-bas, avec le Québec.

Dans mes valises, j’ai rapporté à mes proches un capteur de rêves, ce porte-bonheur que j’avais découvert là-bas et auquel j’attache énormément d’importance. En offrant cet objet, je souhaitais transmettre aux gens que j’aimais en France les coutumes locales du pays si cher à mon cœur. Et je voulais que le capteur de rêve veille sur eux. Cet objet n’est pas un objet de ma culture. Il appartient aux peuples du Canada que j’ai appris à connaître et dont j’apprécie les richesses culturelles.

Mon lien avec le Québec et avec les traditions amérindiennes était si fort que ce grand voyage a donné naissance à mon association que j’ai appelée « Capteur de rêves » ! J’ai voulu faire le lien entre ma région natale, la Bretagne, et le Québec. C’est ainsi qu’est né le projet « les bons contes font les bons amis » animé par Ti Jean Caribou, qui consistait en 2008 à célébrer l’année du Québec en France. Avec Capteur de rêves, j’ai souhaité parler du Québec dans les hôpitaux en Bretagne et j’ai mis à l’honneur ces deux régions du monde à travers les contes et légendes qu’elles ont en commun.

La volonté de vouloir dépasser mon handicap visuel et celle de croire en mes rêves m’ont aidée à grandir, encouragée à continuer d’alimenter ma vie d’expériences extraordinaires. Aujourd’hui, seul le souhait de réaliser mes rêves m’anime. Depuis que j’ai trouvé ma voie, je suis partie explorer de nouveaux horizons pour transformer mes rêves en réalité. J’ai compris qu’il fallait agir pour atteindre mes buts, même si parfois la tâche est difficile. La curiosité est le moteur qui me permet d’avancer.

Quand j’étais petite, je voulais être photographe ou designer de chaussure ! Finalement, j’ai suivi une autre voie, guidée par mes voyages au Québec et mes études dans le domaine des métiers de la culture. J’ai tout tenté pour faire de ma passion mon métier, sans me laisser décourager par les difficultés. Créer l’association Capteur de rêves m’a donné l’occasion de créer un pont entre des cultures différentes.

Peu après, en 2014, est né mon projet Avec les yeux de Julie, orienté vers le tourisme culturel, la valorisation du territoire et celle du patrimoine. J’invite le visiteur à se passionner pour les petits coins secrets de ma ville, l’âme de mon quartier et les trésors de ses environs à travers la conduite de balades-découvertes à partager à pied dans le XVème arrondissement de Paris. Aujourd’hui, je suis donc médiatrice culturelle et c’est un peu grâce au capteur de rêve, mon talisman !

Cet objet magique m’accompagne chaque jour de mon existence et m’aide à trouver la force et l’énergie pour vivre de nouveaux rêves. Parfois, j’en offre un à mes proches pour leur montrer ma reconnaissance et mon amour. A travers ce témoignage de mon attachement au capteur de rêves, je veux partager avec vous ma passion et vous encourager à chercher la vôtre. Nous sommes tous en mesure de prendre notre destin en main et quel que soit le chemin et la volonté de capter nos rêves nous appartient à nous seuls. Les peuples amérindiens disent : « Il faut rêver, oui, mais rêver bien ! ». Alors n’oubliez jamais qu’il faut poursuivre nos rêves et aller au bout de nos projets en restant positif.

 

 
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus